LA RÉUNION POUR ROMPRE LE PAIN

LA RÉUNION POUR ROMPRE LE PAIN

1) «Nous étions assemblés pour rompre le pain…» (Actes 20:7).

2) «Lorsque vous vous réunissez… pour manger le souper du Seigneur» (1 Cor. 11:20).

3) «Vous… pouvez… participer à la table du Seigneur» (1 Cor. 20:21).

Ces trois versets nous montrent que la réunion pour rompre le pain est une réunion où les croyants s’assemblent pour manger le souper du Seigneur et assister à la table du Sei­gneur. Cette réunion est divisée en deux parties; la première consiste à se souvenir du Seigneur, et la deuxième, à adorer le Père.

 

 

SE SOUVENIR DU SEIGNEUR,

EN AYANT LE SEIGNEUR COMME CENTRE

 

1) «Ensuite il prit du pain… Il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. Il prit de même la coupe, après le souper» (Luc 22:19-20).

Le but de la réunion où l’on rompt le pain est que nous nous souvenions du Seigneur; le souvenir du Seigneur est le centre de cette réunion pour la jouissance du Seigneur. Que nous chantions des cantiques, que nous priions, que nous lisions la Bible ou que nous ayons des paroles d’inspiration, le Seigneur doit être le centre de tout dans cette réunion. Tout ce que nous faisons dans cette réunion doit parler de Sa Personne et de Son oeuvre, de Son amour et de Ses vertus, de Sa vie et de Ses souffrances sur la terre, ou de Son honneur et de Sa gloire dans les cieux. Ainsi, les autres pourront considérer et réaliser ces choses pour se souvenir du Seigneur Lui-même. Dans une telle réunion, nous devons penser au Seigneur dans notre coeur et contempler le Seigneur dans notre esprit afin d’être inspirés à Son sujet. Nous exprimerons alors notre inspiration par des chants, des prières, des paroles ou en lisant la Bible. Ainsi, l’atmosphère de toute la réunion sera dirigée sur le Seigneur, et tous se souviendront du Seigneur.

A. Manger le souper du Seigneur

 

Les trois versets cités au début de cette leçon nous montrent que rompre le pain revient à manger le souper du Seigneur et à assister à la table du Seigneur. Manger le souper du Seigneur nous amène à nous souvenir du Seigneur; participer à la table du Seigneur nous permet d’avoir ensemble de la communion au sujet de ce qu’Il a accompli pour nous. Lorsque nous mangeons le souper du Seigneur, nous faisons principalement les trois choses suivantes:

 

I. Nous souvenir du Seigneur

 

1) «Le Seigneur Jésus… prit du pain… le brisa, et dit: Ceci est mon corps, qui est pour vous; faites ceci en souvenir de moi» (1 Cor. 11:23-24).

Selon ce que le Seigneur a établi, chaque fois que nous rompons le pain, il n’y a pas seulement un pain préparé pour que nous le rompions et le mangions, mais à côté du pain, il y a aussi une coupe préparée pour que nous la recevions et la buvions. En mangeant le pain du Seigneur et en buvant la coupe du Seigneur, nous mangeons le souper du Seigneur en souvenir de Lui. Le pain et la coupe sont tous deux des symboles. D’après ce que le Seigneur a dit, le pain représente Son corps qu’Il a donné pour nous et la coupe représente le sang qu’Il a versé pour nous. Son corps a été livré pour nous à la croix, et Son sang a été versé pour nous également à la croix. Il s’est donné Lui-même pour nous, afin de dispenser la vie en nous, pour que nous participions à Lui. Il versa Son sang pour nous, pour nous racheter, afin que nos péchés soient pardonnés.

Lorsque nous voyons ou recevons le pain que nous rom­pons, nous devons considérer comment le Seigneur s’est fait chair pour nous, comment Il mourut pour nous dans la chair, et comment Son corps fut brisé pour nous et nous fut donné, afin que nous ayons Sa vie. Dans la Bible, le pain représente la vie. Le Seigneur dit qu’Il est le pain de vie qui donne la vie au monde (Jean 6:33-35). Lorsque le pain est mentionné, nous devons penser à la vie. Le corps du Seigneur fut brisé pour nous être donné en tant que pain; cela signifie qu’Il donna Son corps pour nous, afin que nous ayons Sa vie. Lorsque nous recevons Son corps brisé, nous prenons part à Sa vie. Tout ceci est représenté par le fait de briser le pain et par le pain que nous rompons.

2) «De même, II prit aussi la coupe après le souper et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez» (1 Cor. 11:25).

Dans la réunion où nous rompons le pain, nous devons considérer le Seigneur et ce qu’Il a fait pour nous, non seulement lorsque nous voyons ou recevons le pain que nous rompons, mais aussi lorsque nous voyons ou recevons la coupe que nous buvons. Cette coupe représente la nouvelle alliance que le Seigneur a établie pour nous en versant Son sang. Chaque fois que nous voyons ou recevons cette coupe que nous buvons, nous devons considérer comment le Seigneur participa au sang et à la chair pour nous (Héb. 2:14), comment non seulement Il donna Son corps pour nous afin que nous ayons Sa vie, mais aussi comment Il versa Son sang pour nous afin que nous recevions la bénédiction la plus élevée qui consiste à être délivrés du péché, à obtenir Dieu et tout ce qui est de Lui. Par ce symbole, nous devons considérer comment le Seigneur porta nos péchés, fut fait péché pour nous, fut jugé et maudit pour nous, Lui qui versa Son sang qui est notre coupe de bénédiction, notre portion éternelle et bénie. Nous devons aussi considérer la manière dont nous sommes rachetés, pardonnés, sanctifiés, justifiés, réconciliés et acceptés par Dieu au moyen du sang du Seigneur et comment ce sang nous purifie de nos péchés et lave notre conscience afin que nous nous approchions hardiment de Dieu; il nous faut aussi considérer comment il parle de choses meilleures devant Dieu et comment il résiste pour nous aux attaques des mauvais esprits, afin que nous puissions vaincre le diable qui nous accuse.

Dans la Bible, le pain dénote la vie, et la coupe symbolise notre partage, comme dans «l’Eternel est mon partage et mon calice» (Ps. 16:5). A l’origine, nous étions pécheurs et mau­vais, et la portion qui nous était réservée de la part de Dieu devait être «la coupe de Sa colère», ce qui revient à aller dans l’étang de feu pour souffrir les tourments de la perdition éternelle (Apoc. 14:10; 21:8). Cependant, Dieu amena le Seigneur Jésus à boire sur la croix la coupe de la colère à notre place (Jean 18:11). Il reçut le juste jugement de Dieu qui nous était destiné et goûta pleinement aux tourments de la perdition de l’étang de feu; Il versa Son sang pour nous racheter pleinement de nos péchés, établit la nouvelle alliance pour nous, nous donna «la coupe des délivrances» (Ps. 116:13) et devint notre «coupe» de bénédiction (Ps. 23:5). Dans cette coupe bénie du salut, Dieu Lui-même, et tout ce qu’Il a, est devenu notre portion, notre portion éternelle et bénie, la portion de notre coupe.

 

2. Jouir du Seigneur

 

1) «Jésus prit du pain… le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez» (Mat. 26:26); «Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi» (Luc 22:19); «Il prit ensuite une coupe… la leur donna en disant: Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance» (Mat. 26:27-28); «… qui est répandu pour vous» (Luc 22:20); «Faites ceci en souvenir de moi, toutes les fois que vous en boirez» (1 Cor. 11:24-25).

Bien que se souvenir du Seigneur soit le centre de la fraction du pain, un tel souvenir ne consiste pas simplement à méditer sur le Seigneur et sur tout ce qu’Il a fait pour nous, mais bien plus à jouir du Seigneur et de tout ce qu’Il a accompli pour nous. Le Seigneur a dit que manger Son pain et boire Sa coupe revient à se souvenir de Lui. Son pain et Sa coupe représen­tent Son corps et Son sang. Ainsi, manger Son pain et boire Sa coupe, c’est manger Son corps et boire Son sang. Le corps et le sang du Seigneur sont le Seigneur Lui-même qui s’est donné pour nous; ils sont aussi le moyen par lequel Il a tout accompli pour nous. De plus, manger et boire ne revient pas seulement à recevoir, mais aussi à jouir. Lorsque nous mangeons le corps du Seigneur et buvons Son sang, nous recevons non seulement le Seigneur, mais nous jouissons aussi de Lui et de tout ce qu’Il a accompli pour nous en donnant Son corps et en versant Son sang. Recevoir le Seigneur et jouir de Lui de cette manière revient à se souvenir de Lui. Lorsque nous mangeons et buvons le Seigneur, lorsque nous jouissons ainsi de Lui, nous nous souvenons réellement de Lui. Telle est la signification profonde du souper du Seigneur.

Jouir du Seigneur, Le manger et Le boire à Son souper est aussi notre déclaration et notre témoignage. Nous déclarons que nous sommes unis et mélangés au Seigneur, de la même manière que le pain se mélange à nous après que nous l’avons reçu dans notre corps. Nous témoignons que nous vivons en mangeant, en buvant et en jouissant de Lui et en Le prenant chaque jour comme notre vie. Lorsque nous rompons le pain pour manger et boire le Seigneur, nous déclarons que le Seigneur a donné Son corps et a versé Son sang pour venir en nous, afin de s’unir à nous. Nous témoignons aussi qu’en recevant le corps que le Seigneur donna pour nous et le sang qu’Il versa pour nous, nous prenons part à Lui et à tout ce qu’Il a accompli pour nous, nous sommes unis à Lui et nous vivons par Lui qui est notre vie et notre approvisionnement de vie. Tels sont notre déclaration et notre témoignage lorsque nous rompons le pain.

 

3. Exposer la mort du Seigneur

 

1) «Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous déclarez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne» (1 Cor. 11:26).

Dans ce verset, le verbe «déclarer» signifie montrer et exposer. Lorsque nous mangeons le pain du Seigneur et buvons Sa coupe, nous nous souvenons du Seigneur et exposons en même temps Sa mort. Nous nous souvenons du Seigneur et non de Sa mort. Mais alors que nous nous souvenons du Seigneur, nous exposons la mort du Seigneur à nous- mêmes, aux anges, à toutes choses, afin que tous la voient. Lorsque nous nous souvenons du Seigneur, le pain et la coupe sont présentés séparément sur la table. Le pain se réfère au corps du Seigneur, et la coupe, à Son sang. Puisque la séparation du corps et du sang représente la mort, la mort est ainsi exposée. C’est ainsi que nous exposons la mort du Seigneur lorsque nous rompons le pain pour nous souvenir de Lui.

Le verset cité ici dit que nous devons nous souvenir du Seigneur et exposer Sa mort jusqu’à ce qu’Il revienne. Ceci implique que lorsque nous rompons le pain pour nous souve­nir du Seigneur et pour exposer Sa mort, nous attendons en même temps Son retour. Ceci montre que nous devons exposer la mort du Seigneur et nous souvenir ainsi de Lui dans l’esprit et l’atmosphère de l’attente de Son retour.

LA RÉUNION POUR ROMPRE LE PAIN (2)

 

B. Participer à la table du Seigneur

1) «La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas une communion au sang de Christ? Le pain que nous brisons, n’est-il pas une communion au corps de Christ? Voyant que nous qui sommes plusieurs sommes un seul pain, un seul Corps; car nous participons tous au seul pain» (1 Cor. 10 :16-17) .
1 Corinthiens 11:23-25 nous montre qu’en mangeant le souper du Seigneur, nous devons mettre l’accent sur le souve¬nir du Seigneur, alors qu’l Corinthiens 10:16-17 et 21 nous dit qu’en participant à la table du Seigneur, nous devons mettre l’accent sur la communion avec les saints.
Dans la réunion pour rompre le pain, nous mangeons l’unique pain qui représente le corps de Christ, et nous buvons l’unique coupe qui représente le sang de Christ. Manger et prendre part au seul pain, boire et prendre part à la seule coupe, impliquent une communion mutuelle. Nous avons cette communion à cause du corps du Seigneur et du sang du Seigneur. Ainsi, une telle communion devient la communion au sang de Christ et la communion au corps de Christ. De cette manière, lorsque nous mangeons et buvons ensemble, que nous prenons part au pain du Seigneur et à la coupe du Seigneur, nous «participons à la table du Seigneur» (1 Cor. 10:21). A cette table, nous prenons part au corps de Christ et au sang de Christ avec tous les saints, et nous avons de la communion les uns avec les autres. Le sang de Christ, dont nous jouissons ensemble, ôte tous les obstacles entre les saints. Le pain, que nous partageons et qui symbolise le corps individuel de Christ, entre en nous pour faire de nous un seul pain qui représente le seul Corps corporatif de Christ. Quand il s’agit de manger le souper du Seigneur, le pain se réfère au corps individuel du Seigneur qu’Il a donné pour nous à la croix. En revanche, quand il s’agit de participer à la table du Seigneur, le pain indique le Corps corporatif du Seigneur qu’Il a constitué avec tous les saints régénérés par Sa résurrection d’entre les morts. Le premier est physique; il a été mis à mort et a été donné pour nous; le second est mystique et est constitué de tous les saints dans la résurrection du Seigneur. C’est pourquoi, lorsque nous rompons le pain, d’une part nous nous souvenons du Seigneur et jouissons de Lui, en recevant le corps qu’Il donna pour nous sur la croix; d’autre part, nous jouissons du Corps mystique qu’Il a produit par Sa résurrection d’entre les morts, en ayant de la communion avec tous les saints dans Son Corps mystique et en témoignant de l’unité de ce Corps mystique. Il n’y a pas seulement une relation entre nous et le Seigneur, mais aussi une relation entre nous et tous les saints.

 

II. ADORER LE PÈRE,
EN AYANT LE PÈRE COMME CENTRE

 

La réunion pour rompre le pain est une réunion d’adoration pour les croyants. Selon la procédure du salut de Dieu, nous recevons d’abord le Seigneur et ensuite, nous nous approchons du Père. Ainsi, dans cette réunion d’adoration, nous devons d’abord nous souvenir du Seigneur et ensuite adorer le Père. Le centre de la section où l’on se souvient du Seigneur est le souvenir du Seigneur, et le centre de la section où l’on adore le Père est l’adoration du Père, pendant laquelle toutes les prières, les chants et les paroles doivent être adressés au Père.
1) «Jésus prit du pain; et après avoir rendu grâces, Il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps. H prit ensuite une coupe… Il la leur donna en disant: Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance… après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des Oliviers» (Mat. 26:26-30).
Ce jour-là, après avoir rompu le pain et chanté des cantiques avec les disciples, le Seigneur Jésus les conduisit à la montagne des Oliviers, pour y rencontrer le Père. Ici, nous pouvons voir un principe établi, à savoir qu’après avoir rompu le pain pour le souvenir du Seigneur, nous devons être conduits par Lui à adorer le Père ensemble.
2) «J’annoncerai ton nom [celui du Père] à mes frères; je [le Christ ressuscité] te chanterai des hymnes de louange au milieu de l’Église [la réunion avec les disciples après la résurrection]» (Héb. 2:12).
Cela se réfère à ce que le Seigneur fit, lorsqu’Il apparut aux disciples et se réunit avec eux après Sa résurrection. Il les considéra comme Ses frères et leur annonça le nom du Père. Il les considéra aussi comme l’Eglise, et Il chanta, au milieu d’eux, des cantiques de louanges au Père. Bien que le Seigneur soit le Fils unique de Dieu, Il nous a régénérés par la mort et la résurrection, nous qui avons cru en Lui (1 Pierre 1:3), afin que nous devenions les nombreux fils de Dieu. Il devint alors le Fils premier-né de Dieu (Rom. 8:29), nous amenant, nous les nombreux fils, avec Lui au Père. Après être ressuscité, Il vint parmi les disciples (Jean 20:19-29) et annonça le nom du Père à Ses frères. Ensuite, dans Sa position de Fils premier-né de Dieu, Il conduisit Ses nombreux frères, qui sont les nombreux fils de Dieu, à chanter ensemble des louanges au Père, c’est-à-dire, à adorer ensemble le Père. Nous devons nous baser sur ce fait et être conduits par le Seigneur à adorer le Père après avoir rompu le pain en souvenir du Seigneur. Dans cette section de la réunion, nous prenons le Père en tant que centre et, comme cela est décrit dans le chant numéro 13 de notre recueil, quand nous offrons des chants de louanges au Père, c’est le Seigneur en nous qui nous conduit à chanter des louanges au Père.

 

III. LES PERSONNES QUI ROMPENT LE PAIN

1) «Jésus prit du pain… et le donna aux disciples» (Mat. 26:26).
Lorsque le Seigneur établit la fraction du pain, Il donna le pain et la coupe à Ses disciples, c’est-à-dire à ceux qui avaient cru en Lui, à ceux qui ont Sa vie et qui Lui appartiennent. Bien sûr, seuls ceux qui ont une telle relation avec le Seigneur et qui connaissent le Seigneur comme leur Sauveur personnel, peuvent se souvenir du Seigneur en mangeant Son pain et en buvant Sa coupe, et peuvent exposer la mort du Seigneur par Son pain et par Sa coupe.
2) «Tous ceux qui croyaient… rompant le pain» (Actes 2:44-46).
Ceux qui rompent le pain doivent être «ceux qui croient», c’est-à-dire ceux qui ont cru et qui ont reçu le salut du Seigneur, ceux qui possèdent la vie du Seigneur et qui appartiennent au Seigneur. Seules de telles personnes qui croient peuvent et ont le droit de rompre le pain. Ainsi, seuls ceux qui sont sauvés, qui sont unis au Seigneur et qui ne vivent pas dans le péché, sont qualifiés pour manger le pain et boire la coupe. Personne d’autre ne peut avoir part au pain du Seigneur et à la coupe du Seigneur.

 

IV. QUAND DOIT-ON ROMPRE LE PAIN?

1) «Et ils persévéraient… dans la fraction du pain» (Actes 2:42).
Ici, il est dit que les premiers croyants persévéraient dans la fraction du pain, c’est-à-dire qu’ils rompaient le pain en tout temps. Nous devons suivre ce modèle.
2) «Et chaque jour… rompant le pain» (Actes 2:46).
Les premiers croyants persévéraient dans la fraction du pain à tel point qu’ils le faisaient quotidiennement. En ce temps-là, ils rompaient spontanément le pain chaque jour parce qu’ils étaient brûlants pour le Seigneur et L’aimaient profondément. Cela nous montre que l’idéal est que nous rompions le pain pour nous souvenir du Seigneur aussi souvent que possible.
3) «Le premier jour de la semaine, lorsque nous étions assemblés pour rompre le pain…» (Actes 20:7).
Les premiers croyants commencèrent à rompre le pain quotidiennement. Plus tard, ils prirent progressivement l’habitude de le faire une fois par semaine, le premier jour. Le premier jour de la semaine, qui est le jour du Seigneur, est le jour de la résurrection du Seigneur et le commencement d’une nouvelle semaine ; cela signifie que les choses anciennes sont passées et qu’une nouvelle vie commence. Ainsi, il est préférable de rompre le pain ce jour-là pour se souvenir du Seigneur. De plus, bien que nous exposions la mort du Seigneur lorsque nous rompons le pain, nous nous souvenons en fait de Lui en résurrection.
4) «Manger le souper du Seigneur» (1 Cor. 11:20).
Puisque rompre le pain revient à manger le souper du Seigneur, il est préférable de le faire le soir. De plus, le soir, nous avons fini tout notre travail et sommes déchargés de tous nos fardeaux, nous avons le cœur léger et l’esprit rafraîchi. C’est le temps convenable pendant lequel nous pouvons nous souvenir sans anxiété du Seigneur; il est alors facile de sentir la présence du Seigneur. Cependant, cela n’est pas une loi. S’il est difficile ou s’il est gênant de le faire le soir, nous pouvons considérer la situation et opter pour le matin ou l’après-midi.

 

V. OÙ ROMPRE LE PAIN?

1) «Rompant le pain de maison en maison» (Actes 2:46).
Les premiers croyants rompaient le pain de maison en maison dans chaque maison. Il est clair que l’endroit où ils rompaient le pain était leur maison.
2) «Quand donc vous vous réunissez… pour manger le souper du Seigneur» (1 Cor. 11:20).
Selon cette parole, les premiers croyants se rassemblaient aussi en un seul endroit pour manger le souper du Seigneur. Cela devait avoir lieu dans un grand endroit. Lorsque nous nous assemblons pour rompre le pain dans les maisons, il y a la saveur douce et intime d’une petite réunion. Lorsque nous nous rassemblons en un seul lieu, il y a aussi l’atmosphère riche et élevée d’une grande réunion. C’est l’Église qui doit décider, selon le besoin et la situation, si les croyants doivent rompre le pain dans différentes maisons ou en un seul lieu.

 

VI. APRÈS AVOIR ROMPU LE PAIN

1) «Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous déclarez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne» (1 Cor. 11:26).
Ceux qui rompent le pain pour se souvenir du Seigneur, doivent être ceux qui désirent ardemment le Seigneur, ceux
qui attendent Sa venue et qui aiment Son avènement (2 Tim. 4:8). Ainsi, après avoir rompu le pain, nous devons vivre une vie dans l’attente de la venue du Seigneur.
2) «Vous ne pouvez pas boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons; vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur et à la table des démons» (1 Cor. 10:21).
Ici, il est dit que si nous participons à la table du Seigneur, nous ne pouvons pas participer à la table des démons, et que si nous buvons la coupe du Seigneur, nous ne pouvons boire la coupe des démons. D’après le texte qui précède ce verset, la table des démons et la coupe des démons sont les sacrifices aux idoles. Ainsi, après avoir rompu le pain, nous ne pouvons pas manger ce qui est sacrifié aux idoles.
3) «C’est pourquoi, célébrons la fête, non avec du vieux levain, ni avec du levain de malice et de méchanceté, mais avec du pain sans levain de sincérité et de vérité» (1 Cor. 5:8).
Ici, le levain se réfère à tout ce qui est mauvais et à tout ce qui corrompt l’homme. Dans l’Ancien Testament, aussitôt après avoir célébré la Pâque, les Israélites observaient la fête des pains sans levain et ôtaient tout levain de leur vie (Deut. 16:1-4). La fraction du pain dans le Nouveau Testament remplace la Pâque de l’Ancien Testament Ainsi, après avoir rompu le pain, nous devons célébrer, comme les Israélites, la fête des pains sans levain et ôter de notre vie tout ce qui est mauvais et tout ce qui nous corrompt. Nous voulons vivre uniquement une vie sainte, une vie libérée du péché par la vie sainte et sans péché du Seigneur. Cette vie est les pains sans levain de pureté et de vérité. Ainsi, nous serons ceux qui célèbrent réellement la fête des pains sans levain.

 

 

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