LIVRE des DOLEAC Jérôme et Chantal au début -NOTRE RENCONTRE

  1. Le début de Jérôme

  2. Le début de Chantal

  3. La rencontre avec Chantal

    Voici les évènements qui m’ont amenés vers Jérôme

     

A – Le début de Jérôme

UN TÉMOIGNAGE PERSONNEL « SE TOURNER VERS L’ESPRIT »

  • Ce que je voudrais partager avec vous aujourd’hui est un témoignage personnel de ce qui est de se tourner vers l’Esprit.
  • Mon parcours avec Dieu a commencé très tôt, mais je ne le voyais pas.

Je suis arrivé en février 1962, pas tout seul, mais à deux, nous étions jumeaux. Nous étions  de grands prématurés. Je suis arrivé avec plein de complications de santé,  nous étions très faibles. Notre maman nous nourrissait à distance. Nous  étions en couveuse, et cela m’a déstabilisé d’être loin du contact maternel. Je me suis mis à me griffer et à m’agiter, alors pour éviter de me blesser, on m’a attaché dans mon lit d’enfant. Cela a provoqué un état d’esprit d’abandon et de rejet et ensuite cela a abouti à la peur d’exister, avec une grande fragilité dans son ensemble, et une peur de la vie de l’extérieur.

Tous ces points ont été un grand obstacle dans notre croissance et dans les contacts avec les autres.

Ensuite cela a continué. La  nature m’a imposé  des grosses lunettes et  des chaussures orthopédiques, car j’ai eu des problèmes d’os. Ceci n’était pas le plus compliqué, le plus compliqué était la moquerie, la méchanceté  et la domination de la plupart des autres vis-à-vis de moi-même et de mon frère jumeau. Je suis alors entré dans une croisade contre l’injustice et cela finissait en « bon-pif».

Je n’ai jamais eu pendant mes dix-sept premières années, ma propre liberté. « On » m’a collé mon frère jumeau, qui lui aussi avait de gros problèmes d’identité et de relations avec les autres.  Partout où il allait,  il y avait des problèmes. En classe de 6ème, mon frère avait embêté un grand délinquant d’une autre cité, et je lui ai prêté main forte, en me battant à coup de chaine de vélo contre une trentaine de personnes à la sortie de l’école.

Le chemin de l’exclusion a continué. J’ai eu des instituteurs avec la gifle facile, ce qui a brisé ma scolarité. Quand j’entendais la musique de l’émission sur les animaux « les 30 millions d’amis » le dimanche soir, je prenais des grosses crises de sinusite. Tout cela pour ne pas aller à l’école. Cela a duré plusieurs années. Le retard n’a jamais été rattrapé. Bien entendu, ce sont des choses qui sont restées au fond de moi.  Une autre croisade s’est mise en place : celle de la violence et de la rébellion.

  • En parallèle, j’ai commencé mon chemin avec Dieu. A l’âge de dix ans, comme beaucoup de français, dans ma famille nous avons reçu une éducation religieuse  catholique romaine. Une dame très gentille nous faisait le catéchisme, et au bout d’un certain temps, j’ai pu faire « la 1ère communion ».  Nous nous sommes retirés trois jours en « retraite ». Pendant ces trois jours, j’ai senti la présence de Dieu. J’ai eu conscience que Dieu existait, et cela ne m’a jamais quitté. C’était le premier toucher de DIEU : je savais qu’il existait et que l’on pouvait le prier. Par contre, je n’ai jamais adhéré au système catholique romain car je voyais beaucoup d’incohérences.

A quatorze ans, je me suis trouvé en pleine rébellion ingérable. Je me souviens d’une situation, où j’avais poussé à bout ma maman. En conséquence, elle m’a cassé une pile d’assiettes sur la tête,  et voyant cela, mon père m’a mis une claque. Mais malgré tout cela,  et je continuais à tenir tête  à tout le monde.

Quand j’assistais à des matchs de foot, je me battais à la mi-temps du match contre les supporters de l’équipe adverse.

Depuis longtemps mon père m’avait mis au judo pour me calmer, donc je suis devenu très bon au judo, ainsi qu’à la course à pieds que je faisais en parallèle.

Le sport de bon niveau national m’a protégé du marasme  de la cité.

Toute ma vie d’adolescent a été pour le sport. Stages, formation, foot dans la rue….etc

A la fin de mes trois années de formation de CAP de couvreur zingueur charpentier escalier, j’ai raté mon examen de 4 points. Mon père m’a disputé très violemment. Il m’a dit «avec le sport, tu ne gagneras jamais ta vie ». C’était une approche très rétrograde, car aujourd’hui c’est tout le contraire. A la fin de la saison scolaire, j’étais champion de France de judo, champion académique de hand, et j’ai fini 5ème  du Dauphiné Libéré, une course à pied très côtée.

A dix-sept ans, en conflit avec mon père, je suis parti de la maison. La majorité était à vingt et un ans. « Oh scandale ! ». Je suis allé habiter en montagne. Cette situation, mon père ne l’a pas acceptée.

A la suite de cela, j’étais content de vivre enfin sans mon frère jumeau, sans la pesante éducation de mon père, c’est comme cela que j’ai pu vivre avec ma propre liberté de manger quand je voulais,  et de m’habiller comme je l’entendais….. Mais en même temps je suis entré dans un temps de misère et de pauvreté.

  • Puis vers 18 ans, avec un groupe d’amis, nous avions une recherche spirituelle. Un des amis s’est converti à l’armée par les chants d’un aumônier militaire, et il a apporté l’évangile à tout ce petit monde. Une approche de Dieu s’est présentée à moi. Je me suis approché pendant plusieurs mois d’une assemblée en plein développement.

Je descendais de la montagne en courant,  j’allais au culte et je remontais le dimanche soir. J’ai fait cela pendant une petite année. Je fus adopté dans le village par des gens très sympa et j’ai eu plein de petits boulots. Je décrottais les vaches en échange de lait, d’œufs et de pain. Puis j’ai tenu le foyer de ski de fond du village.

  • J’ai confessé Jésus comme sauveur à l’âge de vingt ans mais la régénération n’a pas été amorcée.

Ma vie a été au gré des marées du monde pendant des années. Je priais Dieu, et c’est tout.

  • Puis à un moment donné, dans l’église que je fréquentais, on m’a refusé avec dureté la cène, (c’est comme ça que je l’ai vécu). Et le diable s’est servi de cette circonstance pour m’éloigner pendant plusieurs années de l’église et me détruire.
  • Plusieurs années plus tard, nous nous sommes rendu compte d’un grand décalage entre la doctrine et la vie de l’Esprit tant désirée.

Ensuite ma vie s’est accélérée, beaucoup de mauvais choix se sont présentés devant moi. Je me suis marié trop vite et j’ai eu deux garçons de mon  premier mariage : Côme en 1989 et Clément en 1990. J’ai repréparé un BP et j’ai travaillé dans le bâtiment comme charpentier, ensuite conducteur de travaux pendant des années. C’était un travail difficile, avec  des déplacements, des heures de travails pour pas grand chose. Je suis devenu conducteur  de travaux où j’ai géré jusqu’à 120 entreprises. On mettait en place de gros chantiers.

Alors ce qui devait arriver, arriva quelques années plus tard. Ma vie s’est écroulé brutalement : je n’avais plus rien, plus de famille, plus de maison, et j’ai vécu une grande dépression avec une grande envie de mettre fin à mes jours. Du coup, j’ai aussi perdu mon travail.

La raison : la maman de mes fils est partie avec un de « mes amis » d’enfance. La fidélité, « les amis », tout a été remis en question. J’ai vécu cela comme des coups de poignard. Nous étions venus habiter dans le nord Isère au gré des mutations des enseignants de l’éducation nationale (la maman des garçons était institutrice). Cela a été très compliqué pour moi de trouver une nouvelle direction dans le travail.

Cela a provoqué de très grandes blessures dans mon âme. Je n’arrivais plus à me laver et manger. Je suis devenu un homme complètement brisé et je me suis senti complètement abandonné.

  • A l’âge de 29 ans, à travers ce cataclysme familial et professionnel, Dieu ne m’a jamais abandonné pendant ces moments des plus noirs de ma vie : « là où le péché abonde, la grâce de Dieu surabonde ». J’ai prié pendant des mois, pleuré, et un jour mon chemin a recroisé celui du Seigneur.
  • Durant mon errance, Dieu m’a envoyé une personne qui m’a ramassée au bord de la route pour me parler du Seigneur. Puis on m’a invité à une réunion, j’ai rencontré un groupe de chrétiens qui ont été d’un grand soutien dans mes premières années de mon retour auprès de Jésus. La première fois où je les ai rencontrés, ils ont prié pour moi, ils m’ont inondé de versets bibliques, je n’ai pas compris grand-chose, mais pendant la prière qui a suivi, j’ai vu Jésus en vision : cela a été un électrochoc pour moi.
    La véritable conversion a commencé, et ma vie a commencé à se reconstruire selon Dieu.
    Pendant les premiers mois, cela a été très mouvementé, je ne comprenais rien. On me disait que Dieu allait tout arranger, on me parlait d’une vie à l’eau de rose. En moi dans mon âme, il y avait beaucoup de luttes, de blessures. Je n’étais pas guéri, pleins de non pardon, et rien ne s’arrangeait, et même tout se compliquait.
  • Avec la maman et les garçons c’était devenu un tel conflit sur tout, cela a duré une dizaine d’années.
  • Puis dans un jour de grande crise, seul chez moi, j’ai craché des démons dans l’évier, en fait en les vomissant. Plus tard, j’ai compris que j’avais fait une partie de délivrance et une connaissance du monde des ténèbres commença pour moi.
  • Pendant cette période, Dieu me parlait beaucoup par des visions, des songes des versets de la bible, et « des écailles sont tombées de mes yeux » et ce monde spirituel devenait de plus en plus clair, je vivais beaucoup de choses à l’intérieur que l’on ne peut exprimer, j’ai commencé à confesser des choses, à pardonner, à régler « en partie »  les choses de ma vie.
  • Les prières les plus simples sont souvent les meilleures. Je m’allongeais sur mon lit et je mettais la bible sur mon cœur et je demandais à Dieu de faire pénétrer la parole pour être un jour prédicateur de sa parole. C’est ce qu’il a fait jusqu’à maintenant, et il continue.
    Avec le temps, il a développé des révélations sur les complications de l’âme, sur son fonctionnement, sur la délivrance, un sujet toujours en polémique, ainsi que l’avenir des temps de l’Eglise.
  • Dieu a commencé à me guérir, à me restaurer. Il a mis plusieurs années.
    Jésus brillait de en plus dans mon être, je vivais des événements divins, et nous devons connaître cette lumière.
  • Il y a eu une conversion plus forte avec le baptême de l’Esprit , son parler en langues et des distributions de dons. Et une vie traditionnelle ecclésiastique s’est mise en place.

Ensuite j’ai retrouvé un travail et je naviguais entre Clermont Ferrand et Grenoble. Les enfants habitaient là-bas, et moi j’habitais dans la région du nord Isère.  Des personnes avaient forcé la main au patron pour me ravir le secteur abondant promis  de Rhône-Alpes, et on m’a mis un chantage d’avoir le secteur le plus faible de France : le centre de la France et d’habiter sur Clermont-Ferrand. J’étais contraint de faire les aller/retours et d’accepter ce secteur pour ne revivre la pauvreté et la misère lié au chômage.

Malgré tous les obstacles, les querelles, les mensonges et la destruction de l’autorité du père dans l’éducation des enfants, je n’ai jamais abandonné mon devoir et mon rôle de père. J’ai fait ces trajets pendant presque sept années. Plus tard cela a contribué à détruire ma santé. En effet, je faisais 150 000 km de voiture à l’année.

  • Et rapidement j’ai eu des responsabilités dans le corps local en tant que « responsable des jeunes».
  • Plus tard j’ai eu un zèle excessif pour la doctrine et je suis devenu légaliste.
  • Je priais Dieu de me transformer, je comprenais qu’il fallait changer intellectuellement, mais je ne pouvais pas. Je confessais mon péché, je lui demandais de m’humilier.
  • Parfois Dieu m’exauçait et parfois rien ne se passait. J’avais les pressions des autres qui voulaient que je change. Je ne pouvais pas. Mais avec le temps, j’ai compris qu’il y a avait un temps, une formation. Il fallait comprendre des principes pour enseigner, se reposer uniquement sur LUI « et pas sur les hommes »  « ne chercher que son approbation ». Pendant des années je me suis battu avec ces différentes lois et vies en moi, je ne comprenais rien, je ne voyais que l’orgueil en moi, la dureté, le manque d’acceptation des autres, le regard de mon entourage. J’en étais encore rempli, jusqu’à ce que je ne réalise pas par raisonnement au fond du cœur que nous sommes entièrement pourri, et même mes bonnes pensées ou actions sont affectées par la conséquence de la nature Adamique.

J’ai eu une grande satisfaction de reconnaissance au niveau du travail. Le secteur le plus faible est devenu le plus fort, ce qui m’a valu de devenir cadre commercial.

Ensuite on m’a donné le secteur le plus riche de France, celui qui m’avait été promis dès le début. J’ai eu une période de richesse matérielle et une satisfaction professionnelle. J’ai gagné beaucoup d’argent.

Et au bout de dix ans de vie en célibataire, les enfants sont revenus habiter avec moi, et une nouvelle  complication est apparue : comment faire avec les enfants  et mon travail de cadre commerciale itinérant ?

  • J’ai prié le Seigneur d’intervenir dans cette situation.

 

 

 

B – Le début avec Chantal

Voici le témoignage personnel, de Chantal  et les évènements qui l’ont amené à Christ

 

  • Je suis née dans une famille chrétienne en février 1963, au cours d’une froide nuit d’hiver verglacée (mon père a mis beaucoup de temps à aller chercher la sage-femme qui devait aider ma mère à accoucher à la maison…). Mais la protection de Dieu était là, sachant que ma mère, dès le 3e mois de grossesse ne pouvait plus se rendre à l’église à cause de douleurs abdominales énormes : elle avait en fait des kystes sur un ovaire, il faut dire aussi qu’à l’époque, mes parents n’avaient pas de voiture et se déplaçaient à pieds. Il leur fallait ¾ d’heure pour s’y rendre.
  • Cependant, un mois après ma naissance, toute la famille se retrouvait sur les bancs de l’église (j’ai deux frères aînés).
  • J’ai eu ce privilège énorme de naître dans une famille chrétienne, d’autant plus que mon père est ancien dans l’église, son père était président des assemblées polonaises du Nord de la France, et son grand-père, donc mon arrière grand-père avait fait une rencontre personnelle avec Jésus, et avait partagé son expérience avec ses amis… qui sont devenus chrétiens à leur tour. Cependant, tout cet héritage ne faisait pas de moi une chrétienne engagée, puisqu’on sait que Dieu a des enfants, mais pas des petits ou arrière petits-enfants !

 

  • Remarque : mes deux frères sont également dans cette même église. L’aîné est pasteur de l’église, le second est ancien. J’étais pour ma part « impliquée » dans la louange dans cette église, dans la mesure où j’accompagnais la louange au piano et je faisais partie d’un groupe de gospel dans une autre église.

 

  • J’ai donc grandi (physiquement et spirituellement) dans cette église. Vers l’âge de 10 ans, alors que toute l’église se réunissait tous les soirs depuis quelques semaines, pour prier, pour rechercher la présence du Saint Esprit, pour être baptisé du Saint Esprit, j’ai moi-même eu cette soif de recevoir. Et le Seigneur m’a baptisée de son Saint Esprit qui m’a visitée avec beaucoup de douceur.

 

  • Vers l’âge de 15 ans, voyant les autres personnes s’engager avec Dieu par le baptême d’eau, j’étais interpellée moi-même et me posais la question par rapport à mon engagement personnel en pensant au baptême. Mais je n’avais pas compris et vécu la repentance… et les années ont encore passé, jusqu’à l’âge de 20 ans où une personne de l’église a eu l’idée d’organiser un week-end pour les jeunes. J’avais envie d’y participer avec la crainte d’y aller. J’étais à l’époque étudiante et je logeais chez une copine chrétienne. Tous les soirs, nous priions pour la bénédiction sur ce camp, donc moi aussi je priais dans cette direction, et en même temps, j’essayais de trouver une excuse pour ne pas m’y rendre. J’en discutais avec Gérard, l’un de mes frères, en lui disant : « tu sais, Gérard, je ne pense pas pouvoir aller au camp ! » – « ah bon, pour quelle raison ? » – « tu comprends, les parents n’ont pas trop les moyens, et ça va leur coûter ! » – « oh, mais s’il n’y a que ça, je te le paie ! » !!!

 

  • La seule excuse que j’avais trouvée pour ne pas m’y rendre, tombait à l’eau. Alors j’y suis allée ! et au tout début de ce camp, j’ai eu un choc : en effet, une amie de mon âge dans l’église, avec laquelle je partageais beaucoup, s’était levée pour rendre ce témoignage : « le Seigneur m’a touchée ! ». son visage était en larme (pas de tristesse, mais d’une grande émotion). J’ai eu un grand choc : elle avait reçu, et moi aussi je voulais recevoir. À partir de ce moment, je priais plus ardemment. Et le camp s’est déroulé jusqu’au dimanche après-midi, la dernière réunion. Je me souviens ne rien avoir écouté du message, je n’avais qu’une hâte, c’est que l’appel à la prière ait lieu (où on invite les gens à s’avancer s’ils souhaitent que des responsables prient pour eux) et que je m’avance. Effectivement il a été annoncé, … et je me suis précipitée vers l’avant (bousculant ma belle-sœur au passage, tellement pressée de m’avancer) ! Et là, j’ai été renouvelée dans le parler en langue (comme la Bible en parle), que je ne pratiquais plus depuis quelques temps. Mais le temps de prière s’écoulait, je n’avais pas envie qu’il s’arrête, et d’autres avaient envie de partir. Il a alors été proposé à ceux qui voulaient partir, de partir et aux autres de continuer à prier dans un autre local. Nous n’étions pas resté très nombreux, tout au plus une vingtaine. Et j’ai ressenti pendant ce moment que Dieu voulait me donner une grande famille. J’ai pourtant deux frères aînés, de nombreux cousins et cousines ! mais Dieu voulait me donner une grande famille…

 

  • Le lendemain, les cours reprenaient, j’étais donc également de retour chez mon amie chrétienne. Dès que j’avais un moment de solitude dans l’appartement, je priais, je recherchais la face du Seigneur, mais très pudique, je ne voulais pas lui montrer ma recherche spirituelle, et je ne lui ai rien dit de tout cela. Et les jours se sont écoulés jusqu’au vendredi de cette même semaine. Je savais que ce soir-là, je serai seule à l’appartement, puisque cette amie était rentrée chez ses parents. Et dans mon cœur, il allait se passer quelque chose ce soir-là. Ce serait ce soir-là ou jamais !

 

  • Je faisais le trajet de retour du lycée en bus, et il me restait 10 minutes à faire à pied jusqu’à l’appartement. Pendant le trajet, un chant résonnait en moi. Un chant interprété par « les pèlerins de Montbéliard » que je refusais d’écouter auparavant : « reviens mon enfant ce soir, reviens mon cœur est prêt, je veux te revoir, reviens mon enfant ce soir ». Cependant, ce soir-là, je le laissais chanter !

 

  • Puis je suis rentrée dans l’appartement, j’ai vaqué à diverses activités… puis je me suis mise à prier. « Tu vois Seigneur, toute la semaine je t’ai prié… » Je ne savais pas trop ce qui m’attendais, mais je désirais vivre quelque chose, comprendre… et je me suis vue dans une situation, une vision animée en quelque sorte. J’étais entourée d’une grande foule, énormément de monde devant moi, sur les côtés, il devait y en avoir énormément encore derrière. Devant nous, il y avait trois croix. Et la foule criait « crucifie, crucifie-le ! » de plus en plus fort. Et j’en faisais partie ! Jusque-là, je me disais « mes parents sont chrétiens, ils nous ont élevé avec des principes chrétiens « ne mens pas, ne vole pas, respecte ton prochain… », principes que j’avais essayé de respecter. Alors je me disais « Jésus est mort, OK, mais il est mort pour les autres, pas pour moi !

 

  • Mais à travers cette vision, les choses étaient remises à leur place : j’avais fait partie de ceux qui ont crucifié Jésus. Alors, paniquée, je ne voulais plus voir cette vision. Ma prière suivante était : « Seigneur, je ne veux plus voir cela, mais si tu m’acceptes comme ton enfant, donne-moi une preuve… j’aimerais tellement chanter quelque chose pour toi… ». Et j’ai continué à prier. Et une mélodie est venue. Puis j’ai continué à prier en langues, et j’ai parlé en plusieurs langues. Mon Dieu venait me donner non pas une, mais plusieurs confirmations qu’Il m’acceptait comme son enfant ! Alors, à la fin de ce temps de prière qui a duré un certain temps (combien, je ne sais pas : j’ai commencé à prier, il faisait clair, j’ai terminé de prier, il faisait noir), j’ai dit à mon Dieu : «à cause de ce qui s’est passé, je décide de te donner ma vie, je veux être baptisée d’eau ! ». A ce moment, j’ai ressenti qu’il y avait beaucoup de joie au ciel parce qu’un pêcheur s’était converti ! J’ai été baptisée d’eau le 5 juin 1983 qui a suivi…

 

 

  • Puis le temps a passé. Et à partir de 1992, j’ai commencé à participer à des camps chrétiens (mes vacances se passaient dans des camps) où je pouvais me ressourcer spirituellement. Et je sais que je me suis emparée d’un héritage spirituel que je n’aurais pas eu autrement.

 

  • Je participais à des camps et je me disais « je rencontrerais peut-être là mon futur mari ! » puisqu’il n’y avait aucun célibataire dans mon église pour moi, sachant également que cette pensée n’était pas ma priorité pour participer à un camp. Mais le Seigneur m’a encouragée, à travers des pensées qu’il m’a mises à cœur, ou qu’ll m’a transmises par ses serviteurs pour m’encourager !

 

 

  • Alors, voici les différents évènements qui nous ont amenés l’un vers l’autre, Jérôme et moi.

C-La rencontre avec Chantal

Voici les évènements qui m’ont amenés vers Jérôme

 

A l’âge de 35 ans, encore célibataire, Jésus m’avait encouragée en me disant qu’il avait prévu un mari pour moi, mais qu’il fallait que je patiente un peu.

  • Un an plus tard, j’ai reçu dans le cœur que mon futur mari serait un homme divorcé avec des enfants ! pensée pas facile à accepter, puisque dans mon église, on n’accepte pas le remariage d’une personne divorcée ! mais je me souviens avoir partagé avec un pasteur que le Seigneur allait m’amener à faire des choses qu’on n’avait pas l’habitude de voir dans notre église ! Alors j’ai commencé à prier pour les enfants de mon futur mari, que Dieu l’aide à les élever.

 

  • Je pouvais accepter ce principe, puisque j’avais lu un livre de Derek Prince « Dieu est un faiseur de mariage », où l’auteur partage son expérience sur la façon que Dieu a utilisée pour qu’il rencontre sa future épouse, et la révélation, la confirmation qu’il a eue, sachant qu’elle était une femme divorcée, et lui un responsable. Dieu mettait à ses côtés une femme divorcée, et cette femme était un passage obligé pour que son ministère puisse grandir, évoluer ! Impressionnant !

 

 

  • En rentrant d’un camp, alors que je n’avais toujours pas rencontré mon futur mari, j’ai eu cette pensée fortement imprimée « Isaac ». Cette histoire est riche d’enseignement, notamment par le fait qu’Isaac n’a pas choisi Rebecca, mais Abraham a envoyé son serviteur chercher une femme pour son fils au pays. Et Rebecca a accepté, et elle est venue vers Isaac.

 

  • J’ai compris que mon futur mari ne faisait pas partie de ma « sphère », mais qu’un serviteur me le présenterait, en me disant (interprétation personnelle) que ce serait certainement un pasteur de passage qui viendrait avec…. Cela ne s’est pas passé comme je l’avais imaginé, mais pourtant, c’est bel et bien l’histoire d’Isaac et Rebecca qui nous est arrivée !!

 

 

  • 1er janvier 2001 -. Paroles d’encouragement transmises par Djamel.

 

  • Je retranscris ce dont je me souviens, donc les pensées transmises, pas forcément les paroles exactement prononcées.

 

  • L’année 2001 est l’année de l’accomplissement de la promesse, ce sera cette année ou jamais. Si je refuse le plan, il n’y en aura pas d’autre. Mais il faut que j’accepte le changement.
  • Jeudi 6 juillet 2001 – camp à Sevrier – moment de partage avec Josiane P. de Thonon – ce qu’elle a reçu pour moi pendant la louange l’après midi
  • le Seigneur veut te donner une révélation particulière et très forte de la grâce, à travers ce que tu vas vivre, ce sera une guérison aussi pour tes parents ».

 

  • La veille, Josyane a ressenti quelque chose de très fort pour moi, par rapport à un serviteur de Dieu. C’est un prophète, appelé à amener le réveil dans différentes églises, appelé à voyager. Elle ne m’a cité ni son nom, ni son prénom en me disant « si c’est la volonté de Dieu, il conduira. Une union c’est quelque chose de beaucoup trop important, pour faire les choses à la légère ». Elle m’a juste dit qu’il avait 2 enfants et qu’il était divorcé.

 

  • Quand elle m’a parlé de sa situation, j’ai eu un mouvement de recul intérieur « il est divorcé ! », toujours par rapport à ce qui se pratique dans mon église (parce que, pour ma part, j’ai réalisé que le remariage est possible pour une personne divorcée à travers la lecture du livre de Derek Prince « Dieu est un faiseur de mariage » – voir l’explication précédente).

 

  • Quand je me suis retrouvée seule dans ma chambre, j’ai prié, j’ai demandé au Seigneur « est-ce ta volonté que je devienne la femme de ce serviteur ? si c’est ta volonté, donne-moi ta paix, sinon, donne-moi le trouble ». j’avais déjà eu l’occasion de demander des confirmations de ce genre à Dieu, et j’ai eu l’occasion d’expérimenter la paix de Dieu comme une confirmation d’une direction, et à une autre occasion de ressentir le trouble (ou je me sentais vraiment mal, et où le Seigneur a confirmé ce trouble quand j’ai refait cette prière le lendemain pour demander la volonté de Dieu, où j’ai compris que la réponse était négative). J’avais donc eu l’occasion d’expérimenter à la fois la paix et le trouble comme une réponse de Dieu.

 

  • À cette prière que j’ai faite, j’ai ressenti la paix venir sur moi et couvrir tout mon corps !!!

 

  • Ma prière a été la suivante ensuite : « Seigneur, je désire ton plan parfait pour ma vie, et rien que Ta volonté pour ma vie. Je sais que j’ai été mise à part depuis longtemps. Maintenant, si c’est ta volonté que je devienne la femme de ce serviteur, je suis d’accord. Mais je désire que ma famille accepte ce mariage comme étant ta volonté parfaite, parce que ce serviteur est un homme divorcé. Et dans l’église, pour le moment, on n’accepte pas de telles unions. Alors accomplis ce miracle dans la famille, dans l’église pour la gloire de ton nom, Seigneur ! je désire que ma famille soit présente à mon mariage, et que je puisse avoir leur bénédiction. Mais je désire la tienne avant tout, mon Seigneur ! »

 

  • Quelques jours plus tard, après être rentrée de ce camp, je reçois un coup de téléphone de Josyane qui me transmet les coordonnées de Jérôme. Elle me dit simplement : « voilà son numéro de téléphone, il attend que tu l’appelles ! »

 

  • Oups !!! Pour ma part, je considérais que ce n’était pas à la fille de faire le premier pas, mais au gars. Enfin, je me mets à prier : « Seigneur, qu’est-ce que je fais ? ». Et j’ai eu cette conviction dans le cœur : je ne savais pas ce que donnerait cette communication, quelles seraient les suites, mais il fallait que j’appelle. Et j’ai appelé Jérôme. Nous avons dans un premier temps échangé des banalités, puis nous avons commencé à partager dans le domaine spirituel.

 

Þ  Jérôme : J’avais vécu des choses tellement difficiles, j’avais cru comprendre que le plan de Dieu pour ma vie était que j’épouse une autre personne l’an dernier. Alors je ne voulais plus me tromper et m’engager dans une voie qui n’était pas la sienne. Alors j’ai fait cette prière : « Seigneur, si c’est ta volonté, c’est elle qui appellera, et c’est elle qui viendra. Moi je ne bouge pas. De toute façon, si c’est vraiment une femme de Dieu, elle se laissera conduire, puisque normalement, ce n’est pas la fille qui fait tout cela ! »

 

  • Ce premier jour : je lui ai partagé que je devais rencontrer l’après midi une ancienne élève, Sylvie, en lui disant que si je gardais contact, c’est que j’avais l’espoir qu’elle donne sa vie à Christ. Et Jérôme m’a rappelé pour me dire d’orienter ma prière de la façon suivante : « il faut lier l’esprit de prostitution sur sa vie », il m’a partagé ce qu’il ressentait dans sa vie, le rejet… et je savais que ces choses étaient exactes parce qu’elle m’avait partagé un peu de son passé. Et j’ai donc prié dans cette direction.

 

  • Quand je suis arrivée chez elle, j’avais la pensée de lui proposer de prier avec elle. En effet, elle était enceinte et devait accoucher en début août. Elle vit avec un marocain musulman. Elle était seule au départ (son ami n’était pas là). Mais quand je lui ai proposé la prière, elle n’a pas acquiescé immédiatement. Je me dis intérieurement « ce n’est pas grave, je lui proposerai plus tard ». Mais tout compte fait, son ami est arrivé, sans qu’on ait l’occasion de prier ensemble, et je me dis « c’est cuit maintenant, je ne pourrai plus prier ». ERREUR! en fait, dès qu’il est arrivé, il a commencé à parler de la foi, et nous avons eu l’occasion de partager ensemble, jusqu’au moment où nous avons pu prier ensemble. Quand j’ai proposé la prière, il a eu l’air surpris. Et Sylvie lui a dit : « ’tu n’as rien à faire, tu laisses faire ! ». J’ai prié pour eux, et je me disais dans la tête : « oh, c’est nul, c’est une prière nulle ». et j’ai relevé la tête quand j’ai fini de prier. Alors j’ai été très surprise : son regard avait changé. Il s’était passé quelque chose dans son cœur. Quoi, je ne sais pas, mais il s’était passé quelque chose.

 

  • J’étais vraiment heureuse de ce moment. J’ai pu le partager avec Jérôme à mon retour à l’appartement. C’est toujours ce dont j’avais rêvé, une telle efficacité dans la prière !!!

 

  • Nous avons beaucoup partagé au téléphone dans les jours qui ont suivi, et nous nous rendions compte qu’il y avait beaucoup de points communs ; nous nous rejoignions beaucoup au niveau spirituel. Dès le premier jour, nous avons commencé à prier ensemble. J’ai ressenti pour ma part quelque chose de très fort en priant le jeudi (2 jours après notre premier coup de téléphone) : comme une alliance, quelque chose de scellé dans le ciel. Jérôme l’a ressenti le lendemain.

 

  • Nous étions en paix. Nous ressentions la joie, mais pas de l’excitation.

 

  • Je m’étais inscrite à un autre camp chrétien, le CIJEM (à visée d’évangélisation), organisé par les Assemblées de Dieu. Il avait lieu à Paris. Il était suivi d’une semaine de mise en pratique, une semaine dans une église pour évangéliser. J’avais en pensée de faire cette semaine également, dans une église proche de la mienne, l’église de Douai. Mais le Seigneur a travaillé mon cœur par rapport à cette deuxième semaine : ne pas la faire, ne pas remonter dans le Nord, mais descendre sur Lyon pour rencontrer Jérôme. Le Seigneur a fait les choses avec délicatesse : la pensée est venue progressivement (pendant la nuit, où je n’ai pas beaucoup dormi), mais de plus en plus fort, où le cœur était travaillé pour changer les projets ! Ce n’est pas dans mes habitudes, d’agir de cette façon !

 

  • Le vendredi suivant, je suis partie pour ce camp à Paris, où j’ai retrouvé 2 amies rencontrées lors d’autres CIJEM à Gap. Je parlais d’elles à Jérôme, et pour l’une comme pour l’autre, le Seigneur lui a révélé des choses de leur vie. Elles ont pu vivre, l’une, des guérisons intérieures, l’autre des guérisons et délivrances. L’une qui n’allait pas bien, après avoir vécu ce temps au téléphone avec Jérôme, nous a raconté la chose suivante : elle était allée prendre sa douche, et l’eau coulait, coulait, elle était bien, et elle avait l’impression qu’une nouvelle vie commençait !

 

  • Puis nous avons eu l’occasion de partager notre expérience avec d’autres personnes à différentes occasions, de prier pour elles : à chaque fois, nous avons vu des personnes bénies, encouragées, parfois transformées… Dieu est bon. Nous nous réjouissons d’être les témoins de ce que Dieu fait !

 

  • Puis voici les miracles que nous avons pu vivre avec ma famille

 

  • En juillet, à la fin de mon séjour chez Jérôme, j’ai appelé mes parents pour leur expliquer la situation. Ils savaient que j’étais chez Jérôme, mais je n’avais encore rien dit en ce qui concernait sa situation (divorcé). Quand je leur ai annoncé, ma mère a pleuré au téléphone, mon père était ébranlé… Ils n’étaient pas du tout d’accord avec cette situation, par rapport à tout ce qui avait été enseigné dans l’église, en ce qui concerne le remariage de personnes divorcées. Je suis rentrée dans le Nord, et le dimanche nous étions en repas de famille. Personne n’a parlé de quoi que ce soit, alors que mes frères étaient au courant de ce qui se passait. Le lundi matin, je reprenais la route puisque j’emmenais Elodie et Emilien dans un camp à Longwy, chez Vincent Fernandez.

 

  • Je partageais avec Jérôme ce qui se passait (à ce camp), et il a eu envie de venir. En demandant l’autorisation à Vincent, ça lui a été accordé, sachant que d’autres avaient fait la même demande et cela leur a été refusé ! Jérôme est donc remonté avec Côme et Clément.

 

  • Après ce camp, Jérôme est donc remonté dans le Nord avec moi, puisque j’avais un passage obligé dans le Nord jusqu’au moins samedi, puisque avec le groupe ACA, nous devions chanter à un mariage, et je m’étais engagée à être présente.

 

  • Jérôme a donc eu l’occasion de rencontrer ma famille dans les circonstances suivantes :
  • Nous devions rentrer de ce camp le lundi. Le dimanche soir, la veille donc, j’ai eu un message sur mon portable de mes parents nous demandant de les rappeler (c’est mon père qui laissait le message). En fait, ils nous proposaient de venir manger le lundi midi chez eux, à notre retour du camp ;
  • Ils sont revenus manger le jeudi midi. Un moment donné, les enfants sont sortis jouer. Ça a été l’occasion pour les parents de nous ouvrir leur cœur : leur porte nous serait toujours ouverte, mais étant donné la compréhension qu’ils avaient de la situation, ils ne seraient pas présents à notre mariage. Ils nous disaient cela en pleurant, tristes de nous le dire, mais ne faisant en aucun cas la pression. Nous avons ensuite eu l’occasion de prier ensemble, et Papa disait dans sa prière « nous ressentons la présence du Saint Esprit ».
  • Le samedi soir, nous étions chez René, où nous avons bien discuté ensemble. Je demandais conseil à René sur la façon de présenter les choses à l’église, et René était bien embêté.
  • Mais le dimanche matin, il a présenté lui-même Jérôme comme mon futur mari à l’église. les choses ont donc été annoncées clairement à l’église tout de suite.
  • Le dimanche, nous avons de nouveau mangé ensemble chez les parents. Mes parents ont demandé à Jérôme de prendre soin de moi, de ne pas me rendre malheureuse !
  • Le lundi midi, nous sommes de nouveau passés chez les parents avant de repartir sur Lyon.

 

  • En septembre, mes parents m’annonçaient qu’ils seraient présents à notre mariage. Papa me disait que ce qu’il avait compris, c’est que Dieu demande à son peuple de ne pas divorcer. Il le demande à son peuple, et pas à ceux qui ne sont pas son peuple. Quand Jérôme a divorcé, il n’était pas chrétien, et c’est sa femme qui l’a mis dehors, elle voulait vivre avec le meilleur ami de Jérôme !!! Mes parents m’ont impressionné dans cette situation. Malgré leur âge, et tout l’enseignement qu’ils avaient reçu, ils se sont placés devant Dieu, recherchant sa direction.

 

  • Et nous nous sommes mariés le 13 juillet 2002, dans mon église, toute ma famille était présente, les parents de Jérôme et un des frères de Jérôme également.

 

  • Au niveau du travail, j’ai eu ma mutation dans le Nord Isère, avec un poste dans un lycée professionnel, là où je l’avais demandé…